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Salut
La boite a souffert du boulon dévissé! On l'a remis en place mais tout avait pris du jeu et usé prématurément...impossible de réparer, il fallait changer...pour preuve:
Olivier
15 B de 50, DS19 de 59 & 65 en BH
2cv 56, blackjack avion, 5hp torpédo 2 places de 23
C5 tourer commerciale
Limoux (11)
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Or donc, au soir du 12 août, force est de constater que les Italiengs ne finiront pas leur boucle dans la France profonde ensemble. Daniel va rester dans l'Aude (veinard!
) jusqu'à ce que sa Traction soit réparée, Ike et sa famille vont aller vers Perpignan pour rencontrer un autre Déessiste et puis faire un peu de camping dans les Pyrénées Orientales. Et moi je vais partir pour Saint Hilaire le lendemain matin, cavalier soiltaire et indomptable sur ma jument noire d'acier et de métal (qui boîte un peu... mais pas "de vitesses"!
)...
Dernière soirée ensemble donc et nous "descendons" à Limoux pour le dîner au restaurant. La DS devant, la Traction derrière. Nous stationnons sur les bords de l'Aude.

L'église Saint-Martin

(Pour ceux qui connaissent ma passion pour les Cathares, une émotion particulière pour cette ville qui sut résister et combattre les "forces du mal" menées par le Roi de France et le Pape, grâce à des nobles comme le Conte de Trencavel. Il y avait encore des Cathares à Limoux, jusqu'à la fin du XIVème siècle...
)
La place de Limoux

Photo un peu ratée de la bande d'amis après un succulent repas (pour moi un cassoulet royal fort appréciable, arosé d'un merlot du Minervois
)
Atmosphères de pleine lune, alors que déjà la nostalgie a envahi mon coeur...


Le lendemain matin, je change les bougies (car mon problème persiste toujours
), je bois un dernier café avec les amis qui ont eu la gentillesse de se lever de bon matin (il est 7.30h), et je pars pour l'étape Arce- Saint Hilaire d'Ozilhan, soit environ 280km.
Au revoir Olivier! Merci pour tout, et plus que tout! Jamais je n'oublierai ton hospitalité... 

Pendant que j'enfile les petits tournants qui m'emportent loin d'Arce, je médite sur la chance inouïe d'avoir connu tellement de gens biens et généreux, de personnes disponibles et amicales, qui ont su transformer un voyage en un vécu extraordinaire (au sens premier du mot). Ce n'est pas donné au jour d'aujourd'hui, dans un monde toujours plus froid et cynique, où l'on a parfois l'impression que les rapports humains ne sont dictés que par les intérêts et les avantages que l'on peut en tirer... Grâce à une bagnole (mais quelle bagnole !
), ma vie s'est enrichie ces dernières années de dizaines de nouvelles amitiés. Excusez-moi du peu...

Mon itinéraire vers Saint Hilaire d'Ozilhan ne prévoit que des routes secondaires (en plus c'est le 13 août, et les artères principales bouchonnent déjà à 9h du matin...
). En prenant la route de Limoux à Saint Hilaire (ce village homonyme au mien est à 15km de Limoux, et semblent être l'endroit où les moines ont découvert la méthode du vin pétillant, qu'ensuite Dom Pérignon de passage ici, aurait ramené en Champagne pour faire des bulles là-haut!
Ne vous énervez pas, les gars du 51!
), je tombe sur ça, dernier clin d'oeil de Limoux, qui regroupe certaines passions partagées!


Mais le Tracbar n'est pas terminé! Suite au prochain numéro pour le retour vers Rome... Il manque encore 1300km au compteur! 
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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Je laisse donc derrière moi les terres riantes de la Blanquette et après 40km, paf!, la voiture recommence à "ratatouiller"...
Ça va pas être de tout repos, le retour à Saint Hilaire... Après avoir passé Béziers (funestes souvenirs de la Croisade contre les Albigeois)

... je prends la route nationale pour Montpellier, fais un énorme détour par le Nord de la ville pour éviter d'être envoyé sur la côte, que j'imagine pleine de trafic, et prends direction Sommières et Nîmes. Juste avant Sommières, je croise un Torpédo B12 (ou B14) qui pétarade allègrement, avec une file de trente voitures derrière lui (je n'ai pas le réflexe de le prendre en photo, zut!
).
J'arrive enfin au village vers 15.30, à moitié lessivé, car les derniers cents kilomètres la voiture a carrément perdu en puissance, et je m'attends au pire. Mais - et là je persiste et signe...
- ce n'était en fait qu'un des fils de bougie qui s'était détaché, probablement en passant sur le deux cent soixantième "gendarme couché" des petits villages en zone 30...! 100km sur trois cylindres, et j'ai réussi à faire du 100km en descente! 
Les derniers jours à Saint Hilaire sont dédiés à la famille et aux amis, et voilà enfin le jour du départ, le 17 août. Je pars de bon matin pour Vidauban où m'attendent Olivier (Trac83) et le Commendatore Elio, dans lequel je place toute ma confiance pour remettre ma lourdasse en ordre. Bien qu'hoquettant, ma fidèle 11B m'amène en trois heures à Vidauban. Il fait enfin chaud comme il se doit dans le Midi, alors cette piscine est la bienvenue...

Voilà un autre Olivier qui donne ses lettres de noblesse à la parole hospitalité. Le repas de midi est consommé de bonne humeur avec Elio et sa femme, Olivier et Françoise. Nous parlons de voyages, d'Italie, de Tractions (tiens!), des enfants, des petits-enfants, le tout sirotant de très bons rosés de Provence... Après déjeuner, je demande à Elio s'il veut bien essayer ma voiture. Nous faisons à peine 100m, qu'il me dit: "bon toi, tu vas faire la sieste! Viens reprendre la voiture à 18h..."
Lorsque nous y allons, dans la 2CV 1974 d'Olivier (
), Elio me reçoit en me grondant! "Si tu n'étais pas un ami, je l'aurais pas faite c'te voiture...!" Il me fait voir ce qui reste du soutien moteur arrière..., voilà le schtonk que j'entendais parfois en changeant de vitesses
. Il me fait écouter le bruit des roulements à bille... m'indique l'usure du pneu arrière droit... Je me sens comme le cancre que le prof a pris à partie devant toute la classe... Il m'a changé les vis platinées, calé l'allumage, réglé le carburateur et la voiture marche du tonnerre de Dieu!
GRAZIE COMMENDATORE ELIO, GRAZIE, GRAZIE! 
Après avoir encore usurpé de la gentillesse et de la générosité d'Olivier (qui au fait cache ça dans son garage...
)

- et générosité veut aussi dire qu'il me prête les outils spécifiques pour changer les roulements à billes (Elio m'en a donné de nouveaux) -

(à Rome, personne n'a l'arrache-moyeux!)
... après avoir donc usurpé encore d'un autre repas et avoir fait un petit dodo, vers 23h je me remets en route, direction Rome (vu que tous les chemins y mènent...
).
Bon c'est sombre, mais c'est bien Olivier là entre sa C5 et ma 11B...
Je chante au volant, la voiture file dans la nuit noire le long de la N7. Je fais tout l'Estérel au clair de lune, en totale solitude et j'arrive à Saint Raphaël. Et là, tout à coup, en sortant d'un giratoire, la voiture s'éteint brusquement. Porca puttana!!!
Qu'est-ce que ça peut bien être? Je déballe tout...

... pour voir s'il s'agit de l'essence du réservoir, je regarde les différents organes d'allumage et de carburation,

mais je ne vois rien de suspect (bon, c'est Christoph qui regarde, hein!). Alors, embarassé comme jamais, je téléphone à Olivier. Et le voilà qui se met en route au milieu de la nuit pour venir me secourir, moi le Romaing enquiquinant, et à minuit de surcroît! Dès qu'il arrive, il met les mains à la pâte et après quelques minutes, il a trouvé la panne: c'est le petit fil qui est à côté des vis platinées qui s'est détaché!
Quel soulagement, lorsque je tire sur le démarreur et que ma fidèle compagne se remet à ronronner... 
Alors, Olivier, je te le répète ici par écrit: je t'attends à Rome de pied ferme. Dès que tu as trouvé une date, dis-le moi et je t'envoie le billet! Promis, juré!!! 
Il est maintenant une heure du matin. Olivier fait demi-tour et rentre à Vidauban, je le salue dans la pénombre et m'émeut un peu de ce que j'ai vécu durant cette journée extraordinaire. Désormais, Vidauban fera toujours partie de mes lieux de pèlerinage... 
Il reste donc 800km de route, une bonne partie durant la nuit. Je passe à Nice, Beaulieu, Monaco et Menton vers 2.30h. C'est bling-bling...

légèrement psychédélique...

presque hallucinant...

et il n'y a en fait qu'eux, qui trinquent encore à cette heure-là... 

Une fois rentré en Italie, je monte sur l'autoroute (il n'y a malheureusement pas d'alternative en Ligurie...
) et commence à descendre la botte le long de la Mer Tyrénéenne.
L'aube près de Gênes

La voiture fonce comme un TGV. A un certain moment, je prends ma lampe de poche pour éclairer le compteur. Je suis à 110km/h! Et ceci depuis un bon moment. Jamais ma lourdasse n'a marché comme ça. J'éloge encore une fois le Commendatore Elio...
A midi, je suis en Toscane... tiens des vignobles! 

et m'arrête pour voir des amis à Poderi di Montemerano (l'ami qui importe les vins toscans en Suisse, auquel je donne un coup de main tous les deux mois, ce qui me permet de voir régulièrement l'ami Pierre 11bl1956...
).

Je repars pour le dernier tronçon, il me reste 160km de route à faire. Je suis toujours plus nase, j'oublie d'ailleurs mon sac avec toutes mes affaires (ordi, passeport, clé de la maison, etc...) chez mes amis, mais ne m'en aperçois que 90km plus loin. C'est pas grave, je viendrai le récupérer deux jours après.
Par contre, ce qui est grave... c'est quà 70km de Rome, le *!%$#§&£* de hoquet apparaît encore une fois. Y EN A MARRE!!! 
Enfin, comme elle l'a fait depuis que je suis entré en France, il y a 4300km de ça, ma bonne vieille Traction me ramène quand même au bercail. Et avec 5000km de plus au compteur, et les dernières 18 heures en voyage, je stationne devant chez moi à 18h le 18 août 2011. OUF! 

Et voilà un autre "Tracbar Romain" de conclu... 
PS: le 19 août à 7.15, j'étais de nouveau au volant de la Traction pour chercher mon fils Emanuele à l'aéroport de Fiumicino, de retour des USA. 70km aller et retour sans broncher... Je fais la macumba pour que le défaut se soit volatilisé tout seul! 
Dernière modification par cbaker (06-09-2011 00:25:07)
Christoph - 71 ans - Saint Hilaire d'Ozilhan (Gard) et Rome (caput mundi) - 11 B 1951
Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte (J.Brel)
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merci Christoph ,quel reportage !:)
amities tractionnistes
Gilles de l oise / 11 B 1953 / coupé Opel Commodore GS 1969 /Mercedes 230E 1979 pour Madame
je ne suis plus seul dans ce monde cruel
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Bonsoir à tous,
Bravo à tous ceux qui nous ont fait partager le feuilleton de l’été, leur balade au Plateau des Millevaches, c’est toujours un réel plaisir de vous lire sur le forum continuez comme ça.
Merci pour ton reportage Christoph, 5000km avec la traction bravo, plus elle roule plus elle prend de la valeur (sentimentale) « ma lourdasse » « ma fidèle compagne », parfois elle a ses humeurs c’est juste pour resserrer les liens entre vous.
Elle a bien mérité maintenant une bonne révision pour repartir vers de nouvelles aventures.
Bonne soirée Erick 11B1954
Erick 11B1954, Saint-Nazaire
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