
Vous n'êtes pas identifié(e).
Ci après, une explication très claire pour assurer le passage des vitesses facilement.
On ne peut être plus précis.
Le couvercle des BV produites après février 1938 renferme un mécanisme qui renforce la résistance de l'enclenchement du rapport. On l'appelle habituellement "verrouillage des vitesses", et c'est nommé comme cela dans la littérature technique Citroën d'époque.
Je l'exprime un peu différemment car ce dispositif n'est pas un verrouillage strictement irréversible : il crée simplement un point dur dans le mécanisme lorsqu'on ne débraye pas. Ce point dur est quand même vâââchment dur !
Il s'agit en fait de billes qui rentrent dans des gorges en V usinées dans chaque tige de commande des vitesses dans le carter (1ère/MA et 2/3). Ces deux billes sont situées entre les deux tiges, dans un alésage commun. Un pointeau passe entre les billes et les écarte, les forçant à rentrer dans les V des tiges. Les tiges sont alors presqu'impossibles à déplacer.
Au débrayage, une équerre vissée sur la butée d'embrayage vient tirer sur ce pointeau, qui est rappelé par un ressort assez costaud. Par conséquent, lorsqu'on débraye, le pointeau recule et libère les billes. Elles peuvent revenir l'une vers l'autre dans leur alésage et suppriment le point dur en translation des barres de commande des fourchettes : le rapport peut être dégagé ou engagé.
Sur la photo de Cmt, on voit à gauche de la poulie les deux barres de commande des fourchettes à l'endroit où elles sortent du carter pour être commandées par la Tour Eiffel et les tringles venant du sélecteur de vitesse. Entre ces deux barres, on voit l'arrière du pointeau, en forme de T. Légèrement "sous" ce T, on voit le dessus de l'équerre vissée sur la butée. Cette équerre porte un usinage en forme de U, qui vient s'accrocher "sous" la barre du T. Sur la photo, on ne voit que le "sommet" des branches du U, de part et d'autre de l'axe du pointeau, derrière la barre de son T.
On note également qu'il existe un jeu de 1mm environ entre l'équerre et le pointeau : c'est ce fameux jeu qu'il faut régler, entre 0 et 2mm comme indiqué dans le MR. Ce jeu se mesure à l'attaque des linguets, c'est-à-dire quand on appuie légèrement sur la pédale d'embrayage et qu'on sent le début de la résistance du mécanisme.
Si ce jeu n'est pas réalisé correctement, soit le point dur ne disparaît pas (les vitesses ne passent pas), soit il est inexistant (les vitesses sautent). Comme je l'ai dit plus haut, ce dispositif n'est pas strictement irréversible, car basé sur des billes qui portent sur des plans inclinés. En présence d'efforts axiaux importants, les billes se retirent quand même en poussant sur le pointeau par son extrémité en biseau et la vitesse saute quand même. C'est un bien car, dans certaines situations (synchro usé ou jeu important dans les pignons), si ça ne saute pas là, c'est le carter qui casse...
Nota : le MR dit "0 à 2mm", mon expérience me dit que 1MM est la BONNE valeur. A 0mm, on prend le risque d'avoir un mauvais verrouillage, à 2mm je trouve que cela accroche beaucoup et parfois cela bloque carrément.
La Traction ne mourra jamais ! Elle marquera toujours son temps, éternellement.
Hors ligne
Ci après, une explication très claire pour assurer le passage des vitesses facilement.
On ne peut être plus précis.Le couvercle des BV produites après février 1938 renferme un mécanisme qui renforce la résistance de l'enclenchement du rapport. On l'appelle habituellement "verrouillage des vitesses", et c'est nommé comme cela dans la littérature technique Citroën d'époque.
Je l'exprime un peu différemment car ce dispositif n'est pas un verrouillage strictement irréversible : il crée simplement un point dur dans le mécanisme lorsqu'on ne débraye pas. Ce point dur est quand même vâââchment dur !
Il s'agit en fait de billes qui rentrent dans des gorges en V usinées dans chaque tige de commande des vitesses dans le carter (1ère/MA et 2/3). Ces deux billes sont situées entre les deux tiges, dans un alésage commun. Un pointeau passe entre les billes et les écarte, les forçant à rentrer dans les V des tiges. Les tiges sont alors presqu'impossibles à déplacer.
Au débrayage, une équerre vissée sur la butée d'embrayage vient tirer sur ce pointeau, qui est rappelé par un ressort assez costaud. Par conséquent, lorsqu'on débraye, le pointeau recule et libère les billes. Elles peuvent revenir l'une vers l'autre dans leur alésage et suppriment le point dur en translation des barres de commande des fourchettes : le rapport peut être dégagé ou engagé.
Sur la photo de Cmt, on voit à gauche de la poulie les deux barres de commande des fourchettes à l'endroit où elles sortent du carter pour être commandées par la Tour Eiffel et les tringles venant du sélecteur de vitesse. Entre ces deux barres, on voit l'arrière du pointeau, en forme de T. Légèrement "sous" ce T, on voit le dessus de l'équerre vissée sur la butée. Cette équerre porte un usinage en forme de U, qui vient s'accrocher "sous" la barre du T. Sur la photo, on ne voit que le "sommet" des branches du U, de part et d'autre de l'axe du pointeau, derrière la barre de son T.
On note également qu'il existe un jeu de 1mm environ entre l'équerre et le pointeau : c'est ce fameux jeu qu'il faut régler, entre 0 et 2mm comme indiqué dans le MR. Ce jeu se mesure à l'attaque des linguets, c'est-à-dire quand on appuie légèrement sur la pédale d'embrayage et qu'on sent le début de la résistance du mécanisme.
Si ce jeu n'est pas réalisé correctement, soit le point dur ne disparaît pas (les vitesses ne passent pas), soit il est inexistant (les vitesses sautent). Comme je l'ai dit plus haut, ce dispositif n'est pas strictement irréversible, car basé sur des billes qui portent sur des plans inclinés. En présence d'efforts axiaux importants, les billes se retirent quand même en poussant sur le pointeau par son extrémité en biseau et la vitesse saute quand même. C'est un bien car, dans certaines situations (synchro usé ou jeu important dans les pignons), si ça ne saute pas là, c'est le carter qui casse...
Nota : le MR dit "0 à 2mm", mon expérience me dit que 1MM est la BONNE valeur. A 0mm, on prend le risque d'avoir un mauvais verrouillage, à 2mm je trouve que cela accroche beaucoup et parfois cela bloque carrément.
en démontant un couvercle de boite mardi je l ai cassé. La tête ailleurs hélas, quand je l ai regardé de près je l ai trouvé différent.
Et pour cause c est un sans verrouillage monté sur une boite de 53.
Ça pourrait expliquer certains pignons très marqués.
Dernière modification par 11B40 (20-07-2017 22:01:58)
Nul n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ...????
( Guillaume d'Orange 1533-1584)
Hors ligne
Ben alors Pascal ?
ça ne te ressemble pas de casser des pièces de Traction.
Qu'est-ce qui t'arrive ? 
après avoir volé l'Orange, il casse la boite ..................... pas net ce mec
Michel, Toulouse, "Est possédé - à nouveau- par une Rosengart LR539".
"Je ne suis pas un ancien de 82 ans... Je suis un jeune de 20 ans, avec 62 années d'expérience et j'ai abandonné l'idée d'être pris au sérieux. Les années n'apportent pas la sagesse, juste la vieillesse."
Hors ligne