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Le carburateur de la 15 (et aussi d'ailleurs celui de la 11 si mes souvenirs sont exacts) dispose d'une sorte de "trop plein" destiné – je suppose – à évacuer l'essence condensée au moment du refroidissement ou lors d'un démarrage "raté".
Ceci se présente sous la forme d'un "Y" débouchant sur un court tube en cuivre sur lequel vient s'ajuster un tube en caoutchouc permettant à l'essence d'être évacuée à l'écart de la tubulure d'échappement, le long du "jambonneau".
Ce dispositif aurait pu être l'objet récent d'une catastrophe…
En effet le tube en caoutchouc finit par se déliter sous l'action de la forte chaleur, peut-être aussi est-il "attaqué" par nos essences modernes par ailleurs en l'occurrence mêlées d'additif.
Ainsi délité, il finit par littéralement cuire, et c'est ainsi que j'ai été alerté par une fumée s'échappant du capot…
La catastrophe possible : l'essence coulant sur et dans le caoutchouc en combustion aurait pu provoquer un incendie, d'autant plus redoutable qu'il se serait produit cinq ou minutes après que la voiture eût été remisée dans son garage (éventuellement sous la maison !).
Questions :
(1) cette évacuation d'essence est-elle 100% indispensable (réponse probable : oui),
(2) le tube en caoutchouc incriminé peut-il être remplacé par une matière nettement plus réfractaire, voire par un bricolage en métal ?
Je fais part en tout état de cause de mon expérience, car il y a lieu manifestement en effet de vérifier soigneusement ce système d'évacuation…
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Bonjour,
je confirme, ce tube d'évacuation est important. Il faut veiller à ce qu'il ne soit pas bouché. Le déboucher si nécessaire. Il sert à évacuer l'essence sous forme liquide en cas de démarrage laborieux (la carburation nécessite un brouillard).
En revanche, le tube n'est pas monté sur le carbu, mais sur la pipe d'admission.
La durite en caoutchouc est d'origine enfilée sur le tube cuivre. Dans la plupart des cas, cette durite est inexistante. L'intérêt, c'est que le trop plein tombe au-dessous de l'échappement, et non au-dessus (bien que le danger vienne des étincelles provenant de la dynamo ou du démarreur. De l'essence tombant sur une pipe chaude s'évapore avant de s'enflammer).
Sur 4 cylindres, le tube est dipsonible chez les revendeurs habituels de pièces de tracbars. Sur 6 cylindres, ce n'est à ma connaissance pas disponible. On peut cependant installer deux tubes de 11.
Pour la petite histoire, sur la petite soeur à 2 cylindres, ce trou existe aussi. L'essence dégouline directement sur la pipe (l'"araignée") puis sur le moteur, sans passer par un quelconque tube...
Xavier, de l'Essonne, 59 ans
11 BL 1938 ~ 15 six H 1954
Ami 6, DS 21, 2 CV 6, GSA, BX, C5
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Pour la petite histoire, sur la petite soeur à 2 cylindres, ce trou existe aussi. L'essence dégouline directement sur la pipe (l'"araignée") puis sur le moteur, sans passer par un quelconque tube...
Je confirme, un trou est réalisé dans la pipe juste sous le carburateur pour évacuer l'essence liquide. C'est d'ailleurs bizarre de voir de l'essence couler sur le moteur lorsque l'on s'amuse à pomper sur la pédale d'accélérateur. Ca tombe directement sur le bloc moteur (chaud au froid). En fait, pour que l'essence s'enflamme, il faut une étincelle. Si elle tombe sue une pièce chaude, elle s'évapore. J'ai eu des fuites sur une pompe à essence, des fuites sur des joints de carburateur. Alerté par l'odeur, j'ai rapidement pu m'appercevoir de ce qu'il se passait.
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Pas trop rassurant quand même... Extrait trouvé sur un site a priori sérieux :
4 - 2 - C’est quoi la température d’auto inflammation ?
La température d'auto inflammation d'une matière ou d’un liquide, est la température à laquelle cette matière peu prendre feu, en l'absence d'une source d’énergie ( étincelle ou flamme).
La température d’auto inflammation de l’essence est à environ 380° C. C’est à dire que de l’essence chauffée à plus de 380° C peut instantanément prendre feu, sans apport d’une étincelle ou d’une flamme.
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Je ne suis pas physicien, ni chimiste, mais je me souviens de ma formation d'habilitation Chimique où l'on parle de "triangle du feu". Pour qu'il y ait un feu, il faut 3 choses: Un carburant, un comburant, et de l'énergie pour lançer la combustion.
En l'occurence, on a de l'air, de l'essence, et de la chaleur. Si l'énergie est suffisante pour démarrer la combustion, alors il y a incendie. Il faut voir à quelle température peut monter la pipe d'achappement pour déterminer s'il y a danger.
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Physicien je suis ou du moins j'étais ! la goutte qui tombe sur la pipe ou l'échauffement dans une casserole, c'est hélas ! exactement pareil !
Quant à la température de la tubulure d'échappement elle est à coup sûr supérieur à 380°...
Bref : ce tuyau en caoutchouc est à vérifier de près.
D'après un spécialiste de la TU, les premières 15 n'avaient pas ce système quelque peu débile, et le tube de métal était prolongé... Il doit y avoir moyen de revenir à cette solution...
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